La théorie de l’information

La théorie de l’information

De manière péremptoire, on peut affirmer que tout est information dans nos relations. Nos valeurs, nos sentiments, nos passions, nos gestes, nos écrits, nos actions et nos non-actions.

Voilà, c’est dit.

Mais du coup, de quoi s’agit-il ?

Au commencement, il y a la donnée. Une donnée, c’est un fait ou une propriété qui en soi n’a que peu de valeur. Une couleur, un genre, un état, un adjectif, un objet, un prix. Voilà ce qu’est une donnée. Si je vous donne comme donnée rouge, ou 40, ou liquide, vous n’en ferez apparemment rien de concret. Ce sont des petits atomes qui sont pourtant d’une importance capitale pour construire un message. Un exemple ? Caquelon, fromage, vin, réchaud, spatule, pain. Séparément, vous n’en faites rien ; ensemble… vous devinez où je veux en venir.

Des données naît l’information, qui n’est rien d’autre que l’amalgame des données, des atomes servant à construire les molécules de l’information. Une information est un fait simple. Les toilettes sont au fond à droite ou la facture du véhicule reste impayée. C’est un énoncé factuel et basique. Dans le cadre d’une recette : frotter le caquelon avec de l’ail, mettre le vin blanc et la maïzena, vous connaissez la suite.

Information + intention = communication. On peut transférer une information pour ce qu’elle est, mais on peut avoir une arrière-pensée derrière la tête. Les molécules deviennent des organismes complexes. On mettra en forme l’information pour susciter une réaction de la part de l’interlocuteur. Un vendeur choisira ses mots et son attitude pour vendre un bien, une réceptionniste offrira un café pour signifier au visiteur que l’entreprise lui accorde de l’intérêt. Tout est communication dans nos échanges. D’ailleurs, ce soir, je fais une fondue, vous êtes les bienvenu-e-s.

Et la communication devient vivante. Mais vraiment vivante ! Les idées circulent, des informations meurent et d’autres se répandent comme des virus, mutent au travers des différents filtres de communication. L’homme qui a vu l’ours qui a vu l’ours devient célèbre. C’est ce qu’on appelle un même, une unité informationnelle autoréplicative, par analogie avec les gènes. Et si vous venez ce soir, c’est parce que tout le monde sait que la fondue crée la bonne humeur, mème helvétique par excellence.

Tout cela pour vous faire prendre conscience que la valeur de votre entreprise ne dépend pas de plans de communication amoureusement préparés. L’ensemble de vos échanges, avec l’intégralité de vos interlocuteurs, y compris vos collaborateurs y participe. Vos correspondances, vos processus de travail, vos actes, la nature de vos produits et services, la manière dont sont rédigés vos contrats d’embauche, vos devis, vos rappels, l’aménagement de votre réception, le sourire de vos commerciaux, votre règlement du personnel et tant d’autres paramètres influencent le regard que l’on porte sur Votre entreprise Sàrl.

Ouvrez les yeux, analysez en permanence, écoutez vos clients ou l’équipe de maintenance, demandez un regard extérieur. Parfois, ce sont des mots à changer, des négations à supprimer, des processus à simplifier, un mur à rafraîchir, un papier à en-tête à moderniser. Des petits riens, des atomes de données qui en s’agrégeant vont transformer positivement votre culture d’entreprise. Résultats et bonne humeur devraient suivre.

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